JEAN TINGUELY

Jean Tinguely est né en Suisse (Fribourg) en 1925 et mort en 1991 à Berne (Suisse).
En 1953, année où il vient s’installer à Paris, il travaille, avec Spoerri, dans l’atelier de Jean Lurçat. En 1955, il participe à des expositions collectives, puis à l’exposition « Le mouvement » (Agam, Vasarely, etc.), organisée par la Galerie Denise René, exposition qui va consacrer l’art cinétique. Il construit, la même année, la série des Méta, des machines à peindre des toiles, parodiant l’abstraction, le tachisme et l’Expressionnisme abstrait. Cette parodie de peinture n’empêche en rien Tinguely de dessiner et de peindre

Jean Tinguely devient membre du Groupe Espace en 1959, il est cofondateur en 1960 du mouvement des Nouveaux Réalistes (Restany, Arman, César, Yves Klein, Martial Raysse, etc.). Lors d’un voyage aux Etats-Unis, il prend contact avec Rauschenberg et Jasper Johns.
En 1961, Tinguely occupera une place considérable dans l’exposition internationale « Le mouvement dans l’art » (Stedelijk Museum d’Amsterdam). Pour l’artiste, « la nouvelle approche perspective du réel » passe par le moteur électrique et la machine. Il réalisera avecNiki de Saint-Phalle, sa femme, de nombreuses oeuvres en association (notamment la « Fontaine Stravinsky » aux abords du Centre Pompidou, Beaubourg) et participera, de New York à Copenhague, à une suite de gigantesques « happenings » où ses constructions fument, explosent et s’autodétruisent dans un fracas parfois épouvantable. En 1967, apparaissent les « Rotozazas », sortes de sculptures peintes en noir qui jouent au ballon, en 1970, ce seront les « Chars » et les « Bascules » qui se meuvent avec grand bruit sur des rails. Plus tard, plumes, ampoules, crânes et dentiers, viendront agrémenter ses machines.