DIMITRIENKO PIERRE

Galerie Arista

« Le silence régne dans les peintures de Dmitrienko, où rien n'est entièrement indiqué et où chaque apparition cache des secrets mystérieux. » Douglas Cooper

Pierre Dmitrienko est né à Paris en 1925 d’un père russe et d’une mère grecque. Il sera étudiant en architecture à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris. Il commence à peindre dès 1944 (marines, portraits et paysages) et se lie d’amitié avec de jeunes peintres (François Arnal, Serge Rezvani).

Dans sa première période de création, le jeune artiste subit quelques influences d'Albert Gleizes, et à travers lui du cubisme. Il découvre Paul Klee. Au fil de temps, il va participer à de nombreuses expositions collectives ; on doit situer ses vrais débuts à partir de 1948, année où il fait parti du groupe des « Mains éblouies » à la Galerie Maeght (Rezvani, Jacques Lanzmann, Raymond Mason, Baudinière, Signovert, Thompson), groupe qui réunissait alors la plupart des jeunes peintres abstraits de Paris.

En 1960, Dmitrienko acquiert une presse à gravure d’où sortiront plus de deux cents œuvres. Il commence à sculpter en 1965.

Dans une dernière période (à partir de 1962), l’artiste, venu d’un lyrisme absolu, engage son art dans une extrême austérité. Avec cette dernière période, Dmitrienko a « manifesté le devoir de témoigner de son horreur devant les atrocités d’un monde que, de toute sa nature, il aurait voulu heureux, » écrit Jacques Busse.

Pierre Dmitrienko disparaît en 1974 ; il n’a pas encore 50 ans.