BERNARD QUENTIN

Galerie Arista

Dès les années 1945, Bernard Quentin établit un lien singulier entre l'écriture et la plasticité et travaille ainsi à lier scripturalité et art. Dali reconnaît l'originalité de cet artiste et le décrit comme étant un pionnier de l'art cybernétique et de l'écriture électronique. Ecritures automatiques, monumentales, architectoniques inspirent son élaboration artistique. Toutes les sortes de graphies le mobilisent : hiéroglyphe, pictogramme, inscription, graffiti. Tout ce qui touche à l'écriture l'intéresse et sait attirer son regard d'artiste, les totems-écritures en témoignent et indiquent l'accomplissement de son art original. On le connaît également, à partir des années 60 - date à laquelle il se détache beaucoup de la peinture - pour ses interventions importantes dans le paysage et ses structures gonflables monumentales pour les villes de New York ou Paris. Ses oeuvres se retrouvent le long de l'autoroute ou dans les airs. Paysagiste, designer, il décrypte les codes, les cultures, les époques. Bernard Quentin s'inscrit en faux contre l'art-marchandise, et se consacre pour un temps à l'environnement. En 1976, il opère un retour vers le scriptura1 monumental et accorde une place capitale aux 'rues-poèmes' et 'objets-poèmes'. On lui doit la création de '1'Art +' en 1977, fruit de la collaboration avec une dizaine d'artistes tels que Soto, Restany ou Messagier. En mars 2007, le Musée de la Poste expose l'intégralité de son oeuvre. Celle-ci retrace de façon exhaustive le parcours de Bernard Quentin.