ARISTA

PIANO MARC

Marc Piano est né le 8 août 1964 à Cannes. Dès l’âge de 11 ans, c’est à Vallauris qu’il découvre la céramique, en passant les vacances scolaires dans les ateliers, plus particulièrement celui de Pascali, lieu de fabrication des créations de Jean Marais.  

Installé dans le village de potiers de Salins dans le Doubs, il se spécialise dans la réalisation de pièces de grandes dimensions à la demande de différents potiers locaux.

Marc Piano participe à la conception et à la réalisation d’une ligne de céramiques luminaires pour Jacques de Tonge.

Et c’est vers une création personnelle de sculptures, de céramiques qu’il s’oriente, dans une démarche plasticienne en dehors des modes ou d’une appartenance à un quelconque mouvement artistique, tout en revendiquant une sensibilité particulière vis-àvis des créations de Germaine Richier, de la philosophie d’Antonin Artaud et du mouvement surréaliste. Son ouverture, sa disponibilité envers les artistes contemporains locaux l’amènent à la réalisation de créations communes avec des artistes tels que Patrick Bocca Rossa, Philippe Baldacchino, Renaud Lembo, Jean Salvatore Parisi, Bernard Alligand, Jürgen Waller ou encore Olivier Roy. Sculptures de type archaïque, ancestrales, les oeuvres de Marc Piano évoluent vers un art de type totémique, à travers un bestiaire sombre et fabuleux.  

Héritier de la « Nouvelle Figuration » et d’artistes tels que Combas, Marc Piano poursuit inlassablement son travail d’« écriture d’histoires » à l’aide de bouts de terre dans une démarche sensiblement « picassienne ».  

 

 

 


 

PICASSO PABLO

"Faire est si compliqué qu’on ne peut pas s’empêcher de faire laid ; ceux qui imitent ce que vous avez fait, eux, ils n’ont pas à chercher à faire, ils peuvent donc faire joli ; ainsi, tout le monde peut aimer ce que je fais, quand ce sont les autres qui le font." - Pablo Picasso

Fallait-il donner des éléments de sa jeunesse, dire qu’il inventa, avec Braque, le cubisme, noter sa participation à des expositions surréalistes (sans adhérer au mouvement), son adhésion au parti communiste après la libération, son installation dans la sud de la France, son appétit insatiable à ouvrir des chemins, à exploiter les voies entrouvertes par d’autres ?

Fallait-il dire les périodes successives de son art, écrire sur « Les Demoiselles d’Avignon » (oeuvre charnière dans l’art du XX° siècle), parler du graveur de génie, du sculpteur ou du céramiste, de la colombe de la paix ou de « Guernica », . . . ? Donner ici, en une vingtaine de lignes, quelques notes de biographie sur Pablo Picasso (Malaga, Espagne, 1881 - Mougins, France, 1973), dont la vie et le parcours artistique furent si exceptionnellement riches, ne nous a pas paru d’une quelconque utilité pour nos visiteurs.

     

RAYSSE MARTIAL

« Je n'ai jamais fait de peinture, j'ai toujours travaillé sur des images. À les transformer, à en tirer un nouveau langage. »

Martial Raysse est un plasticien français né en 1936 à Golfe-Juan (Alpes Maritimes). Il vit et travaille à Issigeac (Dordogne).

Il commence par réaliser des assemblages de détritus et d'objets divers présentés dans des boîtes de plexiglas. En 1958, il participe à une exposition de groupe, en présence de Jean Cocteau. En quelques années, il devient l'un des meilleurs peintres abstraits sur la Côte d'Azur et ses œuvres atteignent une excellente cote lorsqu'il remet sa carrière en question. Fasciné par la beauté brute du plastique, il écume les grands magasins à prix uniques et développe son concept « d'hygiène de la vision » qui met en jeu des objets neufs en plastique de la nouvelle société de consommation : « J'ai voulu un monde neuf, aseptisé, pur et au niveau des techniques utilisées, de plain-pied avec le monde moderne. » Le succès est au rendez-vous : un quart d'heure avant l'ouverture de son exposition à Milan en 1961, toutes ses œuvres en plastique sont vendues à des collectionneurs.

Il séjourne aux États-Unis où il se rapproche du Pop art américain et fait partie, dès sa fondation en 1960, du mouvement des Nouveaux réalistes. Raysse peut alors être défini comme « un peintre de la vie moderne ».

Dès 1965, le Stedelijk Museum d'Amsterdam lui consacre une exposition rétrospective. L'année suivante, il réalise avec Niki de Saint-Phalle et Jean Tinguely les décors d'un ballet de Roland Petit. À la biennale de Venise en 1966, il obtient le prix David Bright, réservé aux artistes âgés de moins de quarante-cinq ans.

Les événements de mai 1968 conduisent l'artiste à une importante réflexion sur la nature de l'œuvre d'art, dont il dénonce notamment la dégradation en marchandise. Au seuil des années 1970, Raysse accomplit une véritable révolution esthétique, assez unique dans l'histoire de l'art du XXème siècle, et que l'on peut rapprocher de celle du peintre français Jean Hélion. Il se consacre au cinéma, en réalisant notamment Camembert extra-doux (1969) et un long métrage, Le Grand Départ, en 1970, au titre prophétique. Il entreprend alors de « commencer à vivre ».

L'esthétique qu'il met progressivement en place à partir de 1972 est en totale rupture avec les œuvres pop de la période précédente. Raysse s'adonne notamment à la pratique du dessin d'après nature

Simultanément, il entreprend un travail de sculpteur, dans un premier temps à l'aide de matériaux pauvres (papier mâché, pâte à pierre, papier kraft) puis à plus grande échelle, en ayant recours à la technique traditionnelle de la fonte en bronze à cire perdue.

À la faveur de nombreuses commandes publiques, et sous l'impulsion du maire de Nîmes Jean Bousquet voulant allier passé et modernisme, il réalise dans les années 1980 deux fontaines à Nîmes, tout d'abord en 1987 avec la place du Marché et sa fontaine représentant l'emblème de Nîmes et puis en 1989 il redessine intégralement la place d'Assas, il y ajoute un monumental cours d'eau représentant Némausus et Némausa les fondateurs de la ville de Nîmes.

Par la suite des mosaïques à Paris, place d'Iéna (dans les métopes du bâtiment du Conseil économique et social construit par Auguste Perret).

Une importante rétrospective de son œuvre (peinture, sculpture et cinéma) a lieu en 1992 à la Galerie nationale du Jeu de Paume à Paris. En 1997, le Centre Georges-Pompidou expose quarante ans de travail graphique. Une exposition a lieu en Chine du 24 octobre au 12 novembre 2000 à l'Institut central des Beaux-Arts de Beijing.

 
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