ARISTA

 

ERRO GUDMUNDUR

 

Erro (né Gudmundur Gudmundsson en 1932 en Islande) est un artiste postmoderne. Il étudie l'art de 1949 à 1954 à Reykjavik, puis à Oslo en Norvège et à Florence en Italie. En 1955, il entre à l'École de mosaïque de Ravenne. Il s'installe à Paris en 1958 où il rencontre des artistes, des écrivains et des critiques liés au mouvement surréaliste : Breton, mais aussi Matta, Brauner, Masson, Max Ernst, Man Ray, Miro et Duchamp.

En 1962-1963, il réalise décors et masques pour le film d'Eric Duvivier " Concerto mécanique pour la folie ou la folle mécamorphose". Entre 1964 et 1967, il réalise son premier film "Grimaces".

De 1963 à 1965 : Erro participe à des interventions artistiques avec son ami Jean Jacques Lebel. Lui-même est l'auteur de plusieurs interventions artistiques. En Octobre 1963, il inaugure une exposition personnelle avec le happening "Les critiques d'art". A l 'American Centre de Paris, en 1964, il réalise le happening "Cold Water".

En 1982, il est invité à réaliser une fresque géante à Angoulême.

En 1986, il représente l'Islande à la Biennale de Venise.

En 1989, il fait une importante donation d'oeuvres d'art et d'archives personnelles à la ville de Reykjavik. Ce fond est géré par le Musée d'Art de la ville de Reykjavik ( Reykjavik Art Museum).

 

FERNAND LEGER

Fernand Henri Léger est né en 1881 à Argentan (Orne) et mort en 1955. Il sera apprenti chez un architecte de 1897 à 1899.

Il s’installe à Paris en 1900 et à la Ruche en 1908 ; il y rencontre Chagall, Robert Delaunay, Cendrars, Appolinaire, Modigliani. C’est l’année suivante le début de sa période cubiste. Son travail intéresse de près Daniel-Henry Kahnweiller qui expose déjà Picasso et Braque. Léger participe à plusieurs expositions collectives (Salon des Indépendants, Salon d’Automne, Salon de la Section d’Or, etc.). Il signe un contrat d’exclusivité de 3 ans avec Kahnweiller en 1913, participe à l’Armory Show (New York).

Il illustre Cendrars (« La Fin du monde filmée par l’Ange Notre-Dame »), se marie. Léger travaille beaucoup, il rencontre Le Corbusier, découvre Modrian et Van Doesburg, illustre encore (Yvan Goll, Malraux), collabore (avec Cendrars) au film « La Roue » d’Abel Gance, dessine décors et costumes pour le théâtre, la danse ou le cinéma, donne des conférences.

En 1924, associé à Amédée Ozenfant, il fonde l’Académie Moderne. Il réalise une peinture murale en 1925 pour l’ambassade française (Mallet-Stevens) lors de l’Exposition internationale des Arts décoratifs et participe à la décoration du pavillon de « L’esprit Nouveau » de Le Corbusier.

En 1935, une rétrospective de son œuvre est organisée à New York.

 

FOLON JEAN-MICHEL

Jean-Michel Folon 1934 - 2005 est un

artiste belge. Il a travaillé sur de nombreux

matériaux et crée sous diverses formes :

aquarelle, gravure, sculpture, tapisserie,

peinture, timbres-poste, décors de théâtre.

Il se distingue dans le domaine de l'illustration

par plusieurs styles (assumant une certaine

filiation avec Saul Steinberg) caractérisé

par de larges dégradés à l'aquarelle et l'utilistion

récurrente de personnages au contour

volontairement schématique. Leur expression

égarée, leur errance en apesanteur dans de

vastes paysages dénudés ou au contraire

dans des espaces urbains oppressants et

enigmatiques, parfaitement en phase avec

les interrogations de la société occidentale

de l'après mai 68 constituent sans doute

le meilleur aspect de son oeuvre.

 


Attiré par le métier d'acteur, il abandonne le

cinéma suite à une réflexion de Gérard Depardieu

qui le voit plus comme un créateur d'univers que

comme un interprète.

Il dessine le générique de l'émission Italiques,

produite et animée par Marc Gilbert.

Il crée en collaboration avec le compositeur Michel

Colombier le générique d'ouverture et fermeture

d'antenne 2, diffusé entre 1975 et 1983 où ses

bonshommes bleus s'envolent sur une trés mélancolique

cantilène pour hautbois et orchestre.

C'est probablement son oeuvre pour la télévision

la plus connue.

En 1985, une chanson titrée "Comme dans les

dessins de Folon" figure dans l'album de l'auteur

-compositeur-interprète Yves Duteil.

1989 marque son succés philatélique et public

en France : il conçoit le logo de l'exposition

internationale philatélique de Paris Philexfrance

89 et le logo des "oiseaux" qui ont été le symbole

de la commémoration de la Révolution française

sur de nombreux timbres et objets commémoratifs

dans le monde.

 

Jean Michel Folon est aussi un ardent défenseur des

droits de l'homme, il a notamment illustré diverses

campagnes pour Amnesty International

 

L'artiste possède son propre musée la "Fondation Folon"

qu'il a lui même créée en 2000. Celle-ci est située dans

le parc du domaine Solvay à l Hulpe. Dans la ferme du

Château de La Hulpe conçue par l'architecte Jean Pierre

Cluysenaar, 15 salles d'exposition permettent au visiteur

de découvrir plus de trois cents oeuvres de l'artiste

(aquarelles, peintures, sculptures, gravures, objets,

affiches et illustrations) qu'il réalisa avec ses amis

tels les sculpteurs César, Botéro, Adami, Kiti, Arman...

 
Page 4 sur 13